Communardes ! (3 tomes) de Wilfrid Lupano et al.

« La Révolution n’est pas qu’une affaire d’hommes. Rebelles. Militantes. Citoyennes. » Telle est l’accroche de cette série de trois tomes (Wilfrid Lupano a annoncé un quatrième à l’automne 2016), indépendants les uns des autres, menée par Lupano : chaque tome est consacré à un personnage féminin plongé dans les péripéties de la Commune. Le premier tome, Les Eléphants rouges (dessin de Lucy Mazel) suit Victorine, onze ans, qui, alors que les Prussiens assiègent Paris en cet hiver 1870, continue de s’occuper de Castor et Pollux, deux éléphants du Jardin des Plantes. Sa passion pour les éléphants, l’engagement de sa mère dans le mouvement des femmes et les contingences du siège de Paris vont se télescoper dans un fracas dramatique. Le deuxième tome, L’Aristocrate fantôme (dessin de Anthony Jean), est consacré à Elisabeth Dmitrieff, aristocrate russe ayant épousé la cause du peuple, envoyée par Karl Marx depuis Londres pour s’informer sur la Commune. Mais Elisabeth ne va pas se contenter de regarder et va rapidement s’impliquer, devenant la présidente de l’Union des femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés, regroupant ces femmes qui réclament l’égalité, y compris celle de se battre pour défendre la Commune. Le troisième tome, Nous ne dirons rien de leurs femelles… (dessin de Xavier Fourquemin), suit les déboires de Marie, domestique chez un riche famille noble vivant bourgeoisement à Paris, d’abord compagnon et amie d’enfance de la fille héritière de la famille, Eugénie, mais qui va accumuler rancoeurs et frustrations de classe, et qui trouvera dans la Commune une occasion en or de régler ses comptes avec ses anciens employeurs…

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Azimut, tome 3 : Les Anthropotames du Nihil de Wilfrid Lupano et Jean-Baptiste Andreae

Manie Ganza, après moultes péripéties (voir les tomes 1 et 2), est parvenue à ouvrir la banque de temps avec laquelle elle semble avoir conclu un accord, mais personne n’a été témoin de la transaction (ce qui peut poser problème à la lecture). Ce que l’on sait en revanche concerne quelques détails du contrat : Manie s’est offerte quelques siècles de jeunesse en plus sur le dos de l’humanité tout entière. Elle s’accuse à présent d’être une horrible personne, se rendant responsable des guerres qui viennent de se déclencher un peu partout dans l’univers d’Azimut. Le Major, accompagné du plus nordique des lapins et d’Eugène, le peintre maudit, aidé dans sa mission par la magnifique femme de sable, vont alors tenter de retrouver Manie pour empêcher la guerre…

Pendant ce temps, le Professeur accompagné du jeune garçon font la plus étrange des rencontres et notre navigateur préféré, à défaut d’avoir trouvé une terre inconnue, a débusqué un inquiétant personnage. Lire la suite

Les Vieux fourneaux (tome 2 : Bonny and Pierrot) de Wilfrid Lupano & Paul Cauuet

Dans ces nouvelles aventures de Pierrot et de sa bande, Sophie ne sachant que faire de l’argent de sa grand-mère (voir le premier tome) l’a envoyé à Pierrot en se faisant passer pour Bonny Ann, une célèbre activiste libertaire. Ce qu’elle ne sait pas c’est que Pierrot était amoureux de la belle Bonny lorsqu’il était plus jeune, et qu’il n’a jamais accepté sa mort. Persuadé que Bonny est toujours en vie, Pierrot part à sa recherche. Il ne reste plus à Sophie qu’à trouver une moyen de sortir Pierrot de ce mauvais pas, sans lui faire de mal. Lire la suite

Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione

Une bande dessinée en un tome qui se démarque non pas parce qu’elle narre la rencontre improbable entre une bigoudène et Fidel Castro, mais parce qu’elle ne comporte aucun dialogue. Une bande dessinée muette, comme on dit dans les milieux autorisés. Le lecteur n’a donc que le recours du dessin pour suivre les aventures périlleuses d’un pêcheur et sa femme. Comme tous les jours, le pêcheur se lève de bon matin pour aller à la pêche avec son jeune aide. Mais la sortie routinière tourne au drame quand leur petit bateau est pris dans les filets d’un énorme chalutier. Dans un geste héroïque, le pêcheur envoie son aide dans un canoë de sauvetage, espérant que ce dernier donnera l’alarme. Mais quand le rescapé atteint enfin les côtes bretonnes et prévient les autorités, le petit bateau s’est détaché des filets de chalutier et vogue vers le grand large. La femme du pêcheur n’acceptant pas la disparition de son mari, consulte une voyante, qui lui indique la position de l’île de Cuba. Sacrifiant ses derniers deniers épargnés, la femme s’achète un billet de croisière pour l’île de Castro. Mais que diable allait faire une bigoudène dans l’île rouge? Lire la suite