Dragman de Steven Appleby

August Crimp est un homme ordinaire, marié à Mary Mary et père d’un jeune enfant, Gully. Dans la maison familiale, une boite garde les traces de son passé quand il était un super-héros nommé Dragman. Avant d’être un homme marié respectable aux yeux de la société, August Crimp est un jeune homme aimant s’habiller en femme, d’autant qu’une fois qu’il avait revêtu ses bas fétiches, il volait et pouvait ainsi venir en aide aux victimes de tous genres, accompagné alors par sa complice de toujours, Dog Girl. Mais ce passé est révolu et August Crimp par amour pour sa femme est bien décidé à ne plus jamais reprendre ses habits de Dragman.

Sauf que des événements récents vont lui faire regretter cette décision. Tout d’abord une société s’est récemment spécialisée dans le rachat des âmes. Pour quelques billets, en échange de leur âmes, des familles pauvres peuvent d’offrir une télévision et surtout un voyage en avion. Problème, une fois leur âme vendue, ces individus n’ont plus goût à rien et deviennent colériques. Cherry, babysitter employée par August, vient d’en faire l’amer expérience et connaissant le passé de ce dernier lui demande de l’aide pour récupérer l’âme de ses parents. Enfin, un tueur en série sévit sur Londres tuant les transgenres, et tous demande le secours du plus célèbre drag-queen de Londres, Dragman.

Il est temps pour August de redevenir un super-héros…

Dragman est un album qui derrière ses éléments loufoques cache une grande complexité sur ce qu’est le genre. August Crimp est un homme marié, père d’un enfant et qui aime s’habiller en femme sans que cela fasse de lui un efféminé, un trans ou un psychotique. S’il n’avait pas la crainte du regard de sa famille ou de la société, il vivrait parfaitement heureux dans les choix qui sont les siens. Mais malheureusement le regard des autres est tel sur ces questions de genre qu’il doit cacher son passé et s’enfermer dans un personnage qui n’est pas complétement le sien.

L’intérêt de cet album est de poser avec humour la question du genre et d’égratigner au passage les stéréotypes de genre au combien véhiculé par les comics ou autres œuvres de fiction de super-héros. Je le trouve cependant moins pertinent sur le récit secondaire concernant les âmes. visiblement il n’y a que les pauvres qui rêvent de s’offrir une télévision ou un voyage. Question stéréotypes, sa vision de la société de consommation est quelque peu conservatrice.

Mais tel n’est pas le propos de cette œuvre. L’idée était de détruire les limites d’un genre et du genre et Steven Appleby le fait avec perfection.

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