Frank de Lenny Abrahamson

Histoire abracadabrantesque de Frank, leader improbable d’un groupe de rock psychédélique. Jon mène une vie on en peut plus ennuyante entre sa chambre chez ses parents, son travail dans une entreprise locale et son quotidien dans une petite ville anglaise du bord de mer. Jon a pourtant une chose qui lui permet de supporter cette vie rebutante : la musique. Il joue du clavier et tente (en vain) de composer sa propre musique. Un matin son chemin croise celui des  Soronprfbs, alors que leur claviériste (c’est pas beau en français) tente de se noyer sous les yeux lassés des autres membres du groupe et malgré l’intervention des pompiers. Comme le groupe cherche une nouveau membre, Jon est embauché, d’abord pour un unique concert, puis pour l’enregistrement d’un album. Jon rencontre donc Frank, le chanteur-leader du groupe, qui ne montre jamais son visage et porte en permanence une gigantesque tête de poupée.

Un film loufoque où l’on voit Michael Fassbender courir dans les champs, Maggie Gyllenhaal jouer du clavier électronique façon psychotrope,  et l’un des acteurs d’Harry Potter (Jon) se démener pour composer des chansons aussi naïves que touchantes.

La thèse du film peut se résumer en une phrase : est-ce qu’un groupe doit entrer dans le rang et calmer ses ardeurs psychédéliques pour avoir du succès ou doit-il rester tel qu’il est avec le risque de ne jamais rencontrer le succès ? Par contre on ne peut pas dire que le film réponde véritablement à cette question : le groupe se crashe en pleine tournée américaine, survit aux influences néfastes de Jon (qui veut les rendre plus mainstream) mais reprend leur concert dans des bars miteux. Est-ce mieux? Au spectateur de juger visiblement.

Il y a quelques éléments intéressants concernant l’influence des réseaux sociaux sur la notoriété des groupes (dans le cas de Frank, il comprend rapidement que ceux qui le suivent sur You Tube ou sur Twitter sont uniquement intéressés par ses frasques et non par sa musique), le stéréotype des artistes maudits (Jon croit à un moment qu’il faut avoir été malheureux pour être un artiste, il pense notamment que le comportement de Frank s’explique par une enfance malheureuse, ce qui n’est absolument pas le cas, il a été entouré d’une famille aimante, passionnée comme lui de musique).

Un film étrange donc, qui mêle la folie, le comique et le drame. Personnellement, le film m’a surprise, je l’ai trouvé intéressant mais je suis incapable de dire si je l’ai aimé.

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