Peaky Blinders (saison 4) de Steven Knight

La saison 3 de cette « excellente » série (ah, ah) se terminait sur l’arrestation des membres de la famille Shelby (John, Arthur, Michael et Polly) à l’exception de Tommy qui se voyait donc propulser enfin seul à la tête de la compagnie au moment où ses proches se voyaient eux embarqués manu militari par la police. La saison 4 s’ouvre sur la mise à mort des quatre membres de la famille  suite à leur condamnation par un tribunal anglais. Mais premier revirement (il y en aura beaucoup dans cette saison 4 et tous sans exception nous laisseront de marbre), Tommy parvient à obtenir non pas leur grâce mais leur libération, rien que ça.

Cela dit, malgré le geste de Tommy, ses proches sont plutôt furieux à son égard et refusent donc de le voir. Noël approche, Ada est de retour de Boston mais rien n’y fait : il n’y aura pas de grande réunion de la famille Shelby autour de la célébration de Noël…

… à moins qu’une sombre histoire de meurtre revienne hanter la famille. Quelques jours avant le réveillon, chacun des membres Shelby reçoit chez lui une carte, marqué d’une main noire leur souhaitant de bonnes fêtes à eux et à leur famille. Traduction : il y a quelques années Arthur a tué un homme d’origine italienne, et les membres de sa famille vivant aujourd’hui aux Etats-Unis et appartenant à la Mafia ont décidé de passer le Noël à Birmingham pour se payer la famille Shelby.

De quoi réunir tout le monde autour d’un objectif commun : survivre à la Mafia.

On retrouve Stephen Knight à l’écriture, la réalisation étant cette fois confiée à David Caffrey, réalisateur irlandais. Dès le premier épisode, le constat est sans appel : non seulement la série ne progresse pas, on retrouve toujours la même vacuité dans la mise en scène (ralentis bidons, musique assourdissante et scènes de violence d’une complaisance rare), le même verbiage inconséquent sur le contexte politique de l’époque (après un temps d’après-guerre à peine traité, un contexte irlandais tourné en pacotille, voilà la grande affaire du communisme et des syndicats qui fait son entrée dans l’univers infantile des Peaky Blinders ) mais elle se répète à présent et tente maladroitement de se raccrocher à ce qu’elle peut.

De la subtilité, rien que de la subtilité…

On retrouve donc les mêmes scènes de beuverie, les mêmes scènes d’affrontement, les mêmes scènes de sexe (même si Tommy est en forme cette fois puisqu’il lui en faut trois pour le contenter cette saison) et les mêmes arrangements avec Tommy qui a un plan, inconnu de tous (et du spectateur) ce qui est sensé nous interloquer ou nous surprendre mais ne fait que finalement nous arracher un vague bâillement.

Pire, la série se rêve à présent comme un ersatz des Parrains, avec comme figure de proue face à l’irlandais rebelle, Adrien Brody en chef de la Mafia. Ce dernier est tellement ridicule avec son cure-dent qu’on en est désolé pour lui. Et tout ça pour quoi ?  Ben pour rien. La famille est réconciliée, et s’est trouvé un nouvel ennemi pour la saison 5. Je me demande à quel moment cette série va enfin lasser le public.

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